Timwoods est un acronyme réunissant les sources d’inefficacité sur les lieux de travail

Timwoods : Qu’est-ce que c’est ? Pourquoi est-ce important pour la logistique ?

03 juil. 2026

Timwoods est un outil utilisé en entreprise pour éviter les erreurs telles que les tâches sans valeur ajoutée, la surproduction, la manutention inutile ou la sous-utilisation des talents. C’est ce qu’on appelle les huit gaspillages du lean.

Qu’est-ce que ’timwoods’ et quel est son rapport avec le lean ?

Timwoods sert à rappeler et à identifier les huit types de gaspillage ou d’inefficacité qui, selon la méthode lean, peuvent se produire les usines, les entrepôts, les centres de distribution, voire les bureaux en cas de mauvaise organisation du travail. La prise en compte de cette méthodologie et son intégration dans le plan de production de l’entreprise permettent d’apporter une valeur ajoutée au produit ou au service offert et de mettre en œuvre diverses améliorations.

Timwoods est un acronyme composé des initiales anglaises pour transport, stock, mouvement, attente, surtraitement, surproduction, défauts et compétences. Ce mot mnémotechnique désigne les domaines de l’entreprise nécessitant une intervention pour mettre fin à l’improductivité.

Le cadre plus large dans lequel s’inscrit Timwoods, à savoir le lean, s’inspire de la philosophie japonaise du kaizen, qui signifie amélioration continue. Il s’agit de réduire les coûts et de rationaliser les chaînes d’approvisionnement en supprimant les processus superflus. Les principes lean peuvent être appliqués à la fabrication, la gestion d’entreprise ou la logistique.

Que sont les « gaspillages lean » ?

Les gaspillages (ou mudaen japonais) lean sont des activités sans valeur ajoutée. Ils résultent d’une mauvaise gestion ou production qu’une meilleure organisation aurait pu éviter. Ces inefficacités risquent de nuire à la productivité et de faire grimper les coûts. C’est pourquoi il est essentiel de les identifier et d’y remédier pour assurer la rentabilité de l’entreprise.

C’est l’ingénieur japonais Taiichi Ohno qui a identifié et classé pour la première fois les gaspillages de timwoods afin de les éliminer des processus de travail. À l’origine, son modèle comprenait les sept gaspillages les plus courants en entreprise, un huitième étant ajouté par la suite.

Exemples de ’lean manufacturing’ en entreprise

Plusieurs clients de Mecalux ont réussi à intégrer des stratégies de lean manufacturing dans leurs processus. Ainsi, le spécialiste autrichien et leader mondial des solutions d’emballage ALPLA applique le lean dans son usine de Golborne, au Royaume-Uni. Les convoyeurs et les élévateurs automatiques de ce site permettent une circulation fluide de 2 500 palettes par jour.

C’est également le cas de Motocard, chaîne de magasins spécialisés dans les équipements et accessoires pour motards. Les postes de travail de son entrepôt ne sont équipés que du strict nécessaire (un ordinateur, une imprimante, du ruban adhésif, des ciseaux, un cutter) pour que les opérateurs puissent traiter autant de commandes que possible.

La check-list timwoods de Taiichi Ohno sert de guide pour lutter contre le gaspillage
La check-list timwoods de Taiichi Ohno sert de guide pour lutter contre le gaspillage

Timwoods, ou les 8 gaspillages du lean

La check-list timwoods ou Tim Woods complète sert de feuille de route pour lutter contre les inefficacités :

  • Transport (Transport). Le déplacement inutile ou sans but précis des produits d’un point à un autre de l’entrepôt entraîne un gaspillage de temps et de ressources. Une manutention excessive peut également causer des dommages ou des casses et accroître les pertes de stock.
  • Stocks (Inventory). Les excédents de matières premières, de produits en cours de fabrication ou de produits finis qui ne sont pas nécessaires dans l’immédiat nuisent à la rentabilité des entreprises, puisqu’ils occupent de l’espace de stockage qui pourrait autrement être destiné à d’autres biens.
  • Mouvement (Mouvement). Les produits, les opérateurs d’entrepôt et les équipements de manutention tels que les transpalettes, peuvent subir une usure et une fatigue inutiles dues à des mouvements superflus des véhicules. L’automatisation d’entrepôts permet de minimiser ce problème.
  • Attente (Waiting). Un temps d’attente trop long chez le client pour se faire livrer risque de nuire à l’image de l’entreprise. De même, le temps d’immobilisation des produits ou des matières premières avant leur acheminement ou leur traitement entraîne des pertes et réduit la productivité.
  • Surtraitement (Over-processing). Il s’agit de l’exécution de tâches qui compliquent le flux de travail et n’apportent aucune valeur ajoutée au produit ou au service final. Par exemple, des formalités administratives superflues, une répartition floue des responsabilités ou l’archivage en double.
  • Surproduction (Over-production). La fabrication d’un volume trop important de produits peut conduire au surstockage. La meilleure façon d’éviter cela consiste à établir des prévisions de la demande précises, à optimiser les flux de travail, et à mettre en place des systèmes de stockage adaptés ou un WMS.
  • Défauts (Defects). La fabrication de produits défectueux nuit à la satisfaction des utilisateurs et engendre d’autres coûts, tels que ceux liés à la logistique inverse, aux remboursements ou aux remplacements.
  • Compétences (Skills). Vous vous demandez quel est le huitième gaspillage qui a été ajouté à la check-list d’Ohno ? Il concerne le capital humain de l’entreprise. En effet, ne pas tirer pleinement parti des connaissances, de la créativité et des compétences de ses employés constitue un véritable gaspillage. C’est pourquoi il est important d’impliquer ses collaborateurs à tous les niveaux, afin qu’ils partagent leurs idées d’amélioration et leurs réflexions utiles à la résolution des problèmes.

Exemples de gaspillage lean ou ’timwoods’

En entrepôt, il peut y avoir certains gaspillages timwoods. Par exemple, une mauvaise conception des lignes de production ou de l’agencement, ainsi que des processus excessivement complexes, entraînent un gaspillage lié au transport (T). Des prévisions de demande imprécises et l’absence de logiciel de gestion d’entrepôt peuvent compliquer le contrôle des stocks (I). Aussi, des systèmes de stockage non optimaux ou mal reliés aux chaînes de production peuvent causer des retards et des temps d’attente (W). Par ailleurs, le fait de devoir soulever des charges lourdes faute d’équipements tels que des chariots élévateurs, ou d’avoir à se déplacer pour remettre des documents, mobilise inutilement l’énergie des employés et contribue à un gaspillage lié au mouvement (M).

Éliminer les ’timwoods’ du ’lean manufacturing’

La tenue d’un inventaire automatise le suivi des entrées et des sorties de stock, évitant ainsi leur obsolescence. Les entreprises menant des activités logistiques peuvent contrôler et optimiser l’ensemble des processus et des ressources de leurs systèmes, qu’ils soient automatisés ou manuels, grâce au logiciel de gestion d’entrepôt Easy WMS. Conçu pour piloter les installations de taille moyenne et grande, ce système garantit une traçabilité totale et en temps réel des stocks, réduit considérablement les erreurs et renforce la productivité, offrant ainsi un retour sur investissement rapide. Pour des conseils sur cette solution et les autres solutions logistiques et de stockage de Mecalux, contactez-nous.